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Article ContributeurImprimerEnvoyer par e-mail La basilique d'Ainay Note moyenne : pour 3 votes Commentaires (0)Ajouter un commentaireSignaler un abus Votre vote En double cliquant sur chacun des mots, vous accéderez aux définitions Larousse

La basilique d'Ainay Publié le:21/06/2009

L’église de Saint-Martin d’Ainay dédicacée en 1107, lors de la visite du pape Pascal II, est caractéristique de l’art roman de la première moitié du XIIe siècle. Bien que très restaurée, elle reste l’édifice lyonnais le mieux conservé. Depuis le printemps 2005, des travaux considérables sont entrepris pour sa restauration. Le clocher dont la base a été remaniée à la fin de l’époque romane est également caractéristique avec son décor de rosaces, ses ouvertures flanquées de colonnettes, ses bas-reliefs hauts placés et ses pyramidons. Les restaurations ont d’abord touché la façade occidentale ; les murs des annexes latérales de part et d’autre du clocher ont été construits dans les années 1830. Il est toutefois probable que les annexes existaient soit, dès l’origine, soit dès la fin du XIIe siècle (voir les arcatures latérales du clocher ou des annexes et le chapiteau de l’Annonciation à l’extrémité du collatéral sud). Les nefs ont également été remaniées au XIXe siècle, des voûtes de briques ont remplacé les charpentes, de grandes ouvertures ont été percées dans les murs latéraux et des chapelles latérales sont venues doubler les collatéraux. En élévation, on remarque la présence des colonnes de granit supportant les grandes arcades de la voûte centrale. Les voûtes au berceau des bras du transept, la coupole sur trompe au tambour décoré d’arcatures qui sont sans doute à l’origine du décor. Ces différents caractères sont pour nous de précieux indices pour mettre en évidence le caractère conservateur des architectes lyonnais. Les colonnes rappellent l’élévation des basiliques, alors que le plan très traditionnel contraste avec le plan plus complexe des églises de pèlerinage. Quelques personnages célèbres ont fréquenté l’abbaye d’Ainay… 1502 — Mariage de Henri de Nassau et Françoise de Savoie. 1503 — Philippe le Beau, fils de l’empereur Maximilien traite avec Louis XII la paix entre la France et l’Espagne ; il gite à l’abbaye d’Ainay lieu très beau formé de prairies entre Rhône et Saône. 1548 — Henri II vint loger à Ainay où l’attendait Catherine de Médicis. 1632 et 1639 — Séjours de Louis XIII. 1658 — Séjour de la reine Anne d’Autriche.


Depuis le printemps 2005, la basilique subit une véritable cure de jeunesse. Aujourd'hui, les travaux sont terminés, nous pouvons à présent admirer le travail effectué.

Il faut sans doute chercher l’origine de l’abbaye d’Ainay simplement dans l’environnement du lieu. Saint Salon évêque de Genève au Ve siècle dut apprécier cet emplacement entre les bras du Rhône et de la Saône, à l’écart de la cité dans un calme propice à la prière et la contemplation. Il restaura sans doute une chapelle antérieure et construisit un monastère qu’il plaça sous le vocable de SAint-Martin À partir de 850, l’Abbé Aurélien relève les bâtiments en ruine et installe quelques moines. Son oeuvre est poursuivie au Xe siècle par l’archevêque Amblard et au XIe siècle par l’Abbé Arthaud. Enfin, au début du XIIe siècle, le 27 janvier 1107, pour être précis, l’Abbé Gauceran reçoit le pae PascalII qui consacre l’église du monastère. C’est l’Abbé Gauceran qui — semble-t-il — est représenté tenant entre ses mains le «modèle» de Saint-Martin-d’Ainay sur la mosaïque placée contre le mur près de l’actuelle sacristie. Ce religieux deviendra archevêque de Lyon et construira le choeur de Saint-Jean. À partir de 1122, l’archevêque Hugues de Beaujeu, poursuit l’oeuvre de Gauceran. Au XIIIe siècle, sous le règne de Saint-Louis,le pape Innocent IV est chassé de ses états par l’empereur d’Allemagne, Frédéric II. Il réside à Ainay pendant six ans.Il convoque à Lyon un concile qui, réunit à Saint-Jean, excommunie en 1245 son ennemi. Au XIVe siècle, l’Abbé Jean de la Palud fait construire à l’intérieur de la clôture une résidence particulière, pour lui et ses successeurs. Nous arrivons à la Renaissance, Lyon est une cité fort importante. La ville des imprimeurs, des tisseurs de soie, des banquiers. Elle aurait devenir capitale du royaume si le rêve italien de nos rois s’était réalisé. L’abbaye d’Ainay s’est encore développée. Autour de son église conventionnelle, elle rassemble de nombreux bâtiments, deux cloîtres, plusieurs salles capitulaires, une bibliothèque, une hôtellerie, un vaste potager avec «puits», un jeu de paume, un port sur le Rhône; le tout enceint de remparts. Les rois, les reines, les grands personnages de France y sont reçus lors de leurs passages à Lyon. Louis XII visite Ainay en 1504. Bayard y rencontre son oncle, le père Abbé Théodore du Terrail. François 1er y vient deux fois en 1536 et 1541. Henri II est également reçu à Ainay. En 1562, l’abbaye se serait bien passée de la visite du baron des Adrets et de ses troupes huguenotes. Ils tiennent la ville de Lyon et saccagent les églises, Saint-Jean, Saint-Nizier, Saint-Just. Les bâtiments d’Ainay sont détruits et, les archives incendiées. Après le passage de l’intolérance, il faudra reconstruire le monastère. Ce sera sûrement terminé en 1600 lorsque Henry IV et Marie de Médicis y sont reçus à l’occasion de leur mariage. Louis XIII passe quatre fois à Ainay. En 1642, il est accompagné de son ministre Richelieu. Enchaînés près de monsieur le Cardinal,se tiennent Cinq-Mars le conspirateur et son ami de Thou qui ne l’a pas dénoncé. Ils seront tous deux exécutés sur la place des Terreaux le 22 septembre 1642. En 1658, la reine Anne d’Autriche est reçue en grande pompe dans le monastère. Lee passage de tous ces personnages historiques témoigne de l’importance spirituelle et temporelle acquise par Ainay. Sous la Révolution, le palais des Abbés est rasé. La plupart des bâtiments conventuels sont vendus comme biens nationaux ou démolis pour permettre des percées de rues ou des aménagements de places. L’église échappe de peu à la démolition. La Terreur s’achève sans que l’on ait eu le temps d’appliquer totalement le décret. L’église était devenue un entrepôt de blé et ne sera rendue au culte que sous le Consulat en 1802.

Souces : Histoire de églises - Louis Jacquemin - éditeur Elie Bellier. L’auteur, Louis Jacquemin, a professé plus de quarante ans dans l’enseignement catholique. son livre est le fruit de deux années de recherches attentives dans les archives de l’Archevêché, sous la direction de M. le chanoine Jomand dans celles de la ville, du département et deMM. les curés qu’il a tous rencontrés au cours de son travail. Il voudrait ainsi prolonger sa carrière enseignante et faire partager à ses lecteurs l’amour qu’il porte à la ville de Lyon, à ses églises et à leur histoire.

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