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Le clonage est une duplication artificielle du patrimoine génétique d'un être vivant. Discuté et critiqué sur un plan moral, social et écologique quand il s'agit de plantes ou d'animaux, il est condamné très largement, y compris sur le plan légal, dans l'hypothèse d'un clonage humain, contraire à la dignité de l'homme et aux règles morales les plus fondamentales.

Déclarations du Saint-Siège Edit

Le Vatican rappelle que le clonage est contre nature. Après l'annonce coréenne d'un clonage à visée thérapeutique réussi (présent du 14 février), le Vatican a réagi en rappelant que, « du point de vue éthique, le soi-disant clonage thérapeutique est doublement illicite ». Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l'Académie pontificale pour la vie, a souligné au micro de Radio Vatican que cette procédure est contre nature et qu'elle supprime en outre l'embryon cloné. « S'il est monstrueux de cloner une personne, a-t-il expliqué, c'est encore plus monstrueux de supprimer aussi l'embryon pour le soumettre à une utilisation thérapeutique. » Mgr Elio Sgreccia a en outre précisé que, du point de vue scientifique, « l'utilisation thérapeutique n'a pas encore été démontrée » : « Il n y a pas de preuve montrant que tout cela sert à quelque chose. » « En revanche, a-t-il poursuivi, il a été prouvé que, pour guérir ces maladies, les cellules souches qui dérivent de l'adulte ou du cordon ombilical sont valides et suffisantes. S'il y a eu des résultats c'est simplement avec les cellules souches adultes. » Mgr Sgreccia ne s'en est pas tenu à ce simple rappel. « Cette insistance sur le chemin du clonage, dit thérapeutique, avec des fins mirobolantes, a-t-il poursuivi, me donne l'impression qu'il s'agit d'une bataille politique, une volonté d'obtenir à la fin la liberté de faire de l'embryon humain ce que l'on veut sur le plan industriel. » D'un point de vue moral - et pas uniquement catholique - le clonage n'est pas acceptable car « le concept même de clonage indique que l’on va produire un être humain non pas à travers l'union conjugale de l’homme et de la femme, mais a travers un type de reproduction asexuée. » Par ailleurs, il s'agit d'une reproduction agamique, c'est-à-dire. « qui utilise uniquement le patrimoine génétique d'un seul individu pris d'une cellule du corps pour avoir ainsi la certitude qu'il reproduit la constitution biologique d'un seul individu. Ceci est donc non pas le résultat de la somme et de la rencontre du code paternel et du code maternel, mais d'un seul individu ». « Cette volonté de dominer la constitution totale d'un humain est en soi immorale, bien plus que l'eugénisme, le racisme etc. », a conclu Mgr Sgreccia. De son côté, l’Association des médecins pour le respect de la vie, présidée par le Dr Henri Lafont, souligne que, par cette opération coréenne, « c'est la valeur de chacun d'entre nous qui est dévaluée ». Le Dr Lafont ajoute : « Certaines circonstances liées à cette acrobatie retiennent l'attention. Notamment le fait que 16 femmes ont été requises pour fournir les 246 ovocytes nécessaires. Etaient-elles vraiment bénévoles ? Quelle a été leur véritable motivation ? Quand on sait qu'elles ont dû subir chacune plusieurs stimulation ovariennes, traitement non dénué d'inconvénients, on s'interroge sur le comité d'éthique qui a validé l'opération. Il serait inquiétant que leur consentement ait été obtenu dans la perspective d'un accès à la maternité. » Et il conclut, rejoignant les déclarations de Mgr Sgreccia : « Enfin, on s'interroge sur l'acharnement d'un certain monde scientifique à s'engager dans une voie semée d'embûches, alors que déjà en beaucoup de domaines l'utilisation des cellules souches présentes dans tout organisme rencontre des succès. Pourquoi chercher dans l'embryon ce que nous possédons déjà ? » On peut s'interroger, en outre, sur la réalité des barrières qu'une certaine communauté scientifique prétend établies entre le clonage thérapeutique et le clonage reproductif. A suivre les molles indignations médiatisées sur le sujet, on peut douter qu'elles tiennent longtemps - si même elles existent réellement... (Olivier Figueras présent 21 2 04)

Un clone humain aurait il une âme ? Edit

Au delà des questions scientifiques et même morales, la possibilité du clonage humain pose des questions plus métaphysiques et religieuses . C'est la raison pour laquelle nous reproduisons ici ces extraits d'un article déjà paru dans Présent du 17 janvier 1988 « Cloner et reprogrammer l'ADN est le premier vrai pas qui permettra à l'homme de ne faire qu’un avec Dieu. » (Dr Richard Seed, chercheur à Chicago.) Après le clonage de mammifères, la perspective du clonage humain apparaît comme une nouvelle victoire de la culture de mort, dont la logique, depuis l'« IVG », est précisément de présenter le petit homme « comme un produit du corps humain alors qu'il est un corps humain nouvellement produit » (professeur Lejeune). Le clonage humain semble donner raison aux matérialistes de la culture de mort. Au point que cer¬tains, conditionnés par le matraquage médiatique et ses fantasmes, s’interrogent déjà pour savoir si le clone humain en admettant qu'on y arrive aurait une âme. Assurément, si Dieu veut! Comme Amandine, le premier « bébé éprouvette » (né de la fécondation in vitro) et tous ceux qui ont suivi. Il ne faut pas juger selon les apparences : un tel clone demeurerait, malgré tout, un corps humain nouvellement produit et non un produit du corps humain. Certes un corps humain très artificiellement produit. Mais vivant très naturellement et surnaturellement par la volonté et la grâce de Dieu, agissant directement sur une matière préexistante, disposée se-lon un certain ordre. Même décalés historiquement par l'intervention monstrueuse du clonage, deux jumeaux génétiquement identiques seront toujours des individus uniques et distincts. Deux personnes avec une âme singulière. Le clone, pas plus que le jumeau, ne se réduit pas a son génome. La monstruosité n'est pas dans le nouvel être humain produit, mais dans la façon dont il a été produit, hors de la loi naturelle, avec les manipulations, l'eugénisme, les dérives monstrueuses et criminelles que cela engendre ou peut engendrer. CLONER N'EST PAS CREER. Mais, de la même façon que l'éprouvette prouvait en quelque sorte l'autonomie personnelle d'Amandine (distincte du corps de sa mère), le clonage humain (s'il avait lieu) n'empêcherait pas de penser philosophiquement (comme toujours) la subordination de la matière à la forme, de la puissance à l'acte, et du corps humain à l'âme spirituelle. L'homme (pré)dispose artificiellement une « matière vivante » (en puissance) que l'âme vient naturellement animer, déterminer (« actuer ») de l'intérieur, de façon immanente, pour l'animal, et vient ou viendrait déterminer de façon transcendante pour l'homme (cas du bébé éprouvette, et du clone humain s'il était produit). Autrement dit, si l'homme croit ainsi déterminer la vie (animale ou humaine), c'est par illusion. Car il n'est en vérité qu'une cause instrumentale ou dispositive, qu'il ne faut pas confondre avec la cause efficiente. « L'artiste » demeure la nature et Dieu, l'homme n'étant en somme qu’un ciseau intempestif de ce « Sculteur » intérieur et transcendant. Sans aucun doute un ciseau très pointu, très « intelligent », mais enfin, qu'un instrument adjuvant ou plutôt dérivatif : déviant adroitement la main invisible du Créateur ! L'homme ne peut agir que sur le conditionnement, l'agencement de la « matière vivante » non sur sa détermination, son principe (naturel ou divin). Il ne peut créer le principe de la vie. L'erreur serait ici de confondre l'information génétique (sur laquelle l'homme peut agir matériellement) avec la forme philosophique (le principe) , en l'occurrence l’âme spirituelle, principe du corps humain, directement, immédiate¬ment, « actuellement » (au sens phi¬losophique) créée parDieu. L'homme propose, Dieu dispose. Même en contrevenant à la loi naturelle, l'homme, qui propose ainsi très mal, quoi qu’il puisse penser, croire ou dire, ne peut se passer de Dieu et de son ordre avec lequel il faut composer. Même dans la plus funeste culture de mort, on ne peut faire mourir le divin, sinon par illusion. La tentation faustienne de fabriquer (sans couple) un « homoncule » dans une bouteille est analogique à la tentation d'Adam en ce qu'elle repose sur la même imposture du Tentateur et la même illusion du tenté : Vous serez comme des dieux Si clone d'homme il y avait, d'une part il proviendrait malgré tout d'une union sexuelle, évidemment lointaine toute cellule humaine provient forcément un jour de l’union d'un homme et d'une femme , l'homme ne faisant que reproduire d'une façon artificielle et différée (monstrueuse) les conditions de la gémellité. D'autre part, ce faisant, par manipulation génétique très sophistiquée, il ne pourrait laisser qu'à Dieu le soin d'informer ce jumeau différé par une âme spirituelle unique. C'est l'induction philosophique qui nous indique bien sûr ce dernier point (et aussi la théologie), la science (sans conscience) ne pouvant à cet égard rien montrer de plus que la monstruosité luciférienne de son pouvoir quand il n'est pas finalisé. Tandis que l'idéologie de la culture de mort tente, derrière Satan, de jouer les illusionnistes avec ce pouvoir impressionnant mais limité ... . En, provoquant ainsi la vie humaine l'homme provoquerait Dieu mais il ne le remplacerait évidemment pas. Dieu sait de toute éternité jusqu'où peut aller la perversité de l'homme esclave du péché. Il a tout prévu... et de sauver aussi le fruit du péché, qu'il soit enfant adultérin, « naturel » ou artificiel. Par conséquent Il lui donne une âme. C'est la manière de Dieu... pour vaincre Satan. On ne peut évidemment pas souhaiter ce clone humain pas plus qu'on n'aurait dû souhaiter des bébés fécondés in vitro, ne serait ce qu'en raison de l'eugénisme et des crimes abominables qu'ils supposent pour y parvenir. Contre la volonté de Dieu et contre la dignité de l'homme. C'est toujours le péché d'orgueil contre l'Amour. Catégorie:Bannir l'auto-médication sur certains wikis thématiques

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