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Hervé Garla



Loup canon



(collection tête-bêche)



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frontispice

Il y a, au centre de la Terre, un énorme sanglier. Lorsqu'il est en colère envers les hommes, les arbres s'écroulent sur les toits des maisons et la mer sort des estuaires envahissant les châteaux et les villages. Quand ils ne l'agacent pas, le sanglier peut être très gentil et le souffle de ses narines est si chaud humide et confortable que l'on peut presque s'y baigner.


(pages 82 et 83 des Histoires d'enfants à lire aux animaux, 2011, Hervé Walbecq, ISBN : 2211205747)




lecture conseillée

http://www.gutenberg.org/files/30117/30117-h/30117-h.htm

contient autant de contes que de lettres de l'alphabet ; ce livre numérisé de Jules Lemaître présente le double avantage d'être dans le domaine public car publié il y a près d'un siècle et, surtout, d'être illustré par de délicieuses images d’Épinal même si certains les trouveront ringardes ;-)))




Bonjour,

Non ! Je ne suis pas le frère des demoiselles Garla, je suis leur cousin. L'histoire des trois loups racontée par Léana/Fatima a été recopiée d'après mon précédent livre déjà publié chez Ediscripta sous le titre "Contes de et pour mes neveux".

J'ai choisi cette fois Hervé comme nom de plume et je terminerai ces différents contes non par trois loups face à un cochon mais par trois gentils petits loups face à un méchant chaperon rouge.



la machine à loup

Le grand frère cochon avait construit une machine spéciale contre les loups mais ne pouvait s'en servir que s'il était prévenu. C'est pourquoi il donna une trompette à ses deux petits frères mais ceux-ci soufflaient tout le temps dedans ce qui énervait le grand frère.

Un jour, le loup était vraiment là mais le grand frère cochon, quand il entendit la trompette, crut que c'était une nouvelle farce.

Alors que les pauvres cochons étaient tellement ficelés qu'ils ne pouvaient plus du tout bouger, l'un des deux eut l'idée de demander aux petits loups de souffler à sa place dans la trompette.

Malheureusement, aucun des trois n'y parvint vraiment. En désespoir de cause, l'autre cochon provoqua la famille loup en disant au troisième :

- Tu es bien trop fluet pour souffler assez fort !

Le grand loup prit cela pour un défi et dit :

- Nous allons voir si je ne souffle pas assez fort moi.

Le papa loup souffla très très fort et le grand frère cochon fut enfin convaincu qu'il fallait se presser d'amener sa machine.

Le cochon toqua à la porte et dit :

- Ouvre et je te donnerai une brosse à dent gratuite.

Le loup ouvrit mais c'était naturellement un prétexte.

C'est ainsi qu'il poursuivit le grand cochon qui avait organisé ce piège pour qu'il pénètre dans la machine.

- Ping ! Pong ! Pang ! ...

Le grand méchant LOUP, après une sévère correction à l'intérieur de la machine, en fut violemment expulsé par un CANON et ne revint plus jamais embêter les cochons.


(Sources : texte original d'Hervé mais inspiré par une "Silly Symphony" de Walt Disney ; Casse-Noisette qui suivra a été trouvé sur Internet)



quelques idées pour un futur conte

Il était une fois quatre petits castors qui vivaient dans leur maison.

Le premier regardait tout le temps par la fenêtre car un château était tout près ; dans ce château, il y avait Blanche-Neige et sa méchante sœur.

Blanche-Neige en avait tellement marre de faire la bonne qu'elle partit dans la forêt et trouva une maison qu'elle croyait abandonnée.

Mais elle toqua quand même à la porte mais dans cette maison il y avait la galette, le chaperon rouge, le chien, le chat, le coq (poulet) et le cheval.

Blanche-Neige découvrit donc qu'il y avait beaucoup de monde dans cette maison mais le cheval lui dit qu'elle pouvait rester pendant une semaine.

Les quatre petits castors allaient faire une balade ; ils rencontrèrent cette petite maison ; le troisième castor regarda par une petite fente et toqua à la porte.

Les six habitants leurs donnèrent un petit gâteau et une tasse de lait avant qu'ils repartent chez eux.

Depuis ce jour, ils reviennent régulièrement dans cette maison.

Personnages à développer : BLANCHE-NEIGE LOUPS quatre petits castors chaperon rouge chien chat poulet cheval GALETTE



C'est le soir de Noël, chez Franz et Marie. Ils attendent la visite de leur oncle Drosselmeyer. Il est horloger et leur apporte souvent de bien étranges jouets qu'il fabrique lui-même. Il raconte aussi de fabuleuses histoires. Le voilà qui arrive ce soir-là avec trois nouveaux incroyables petits automates et il sort de sa poche une poupée en bois toute simple, droite comme un petit soldat, avec une grande bouche qui sert de casse-noisette.

Les enfants regardent ces nouveautés et Marie prend le casse-noisette pour voir de près comment il fonctionne. Franz veut à son tour s'en emparer. Il tire dessus, Marie ne le lâche pas et, ce qui devait arriver arriva, le casse-noisette se casse !

Marie commence à pleurer mais l'oncle Drosselmeyer s'empare vite du jouet et avec son mouchoir lui fabrique un pansement qui lui remet la mâchoire en place. Marie le remercie mais la maman de Marie en a assez de tout ce bruit et elle les envoie vite au lit.

- Allez hop Franz ! Hop Marie ! Allez vite vous coucher. Vous êtes trop énervés ce soir.

Marie part sagement dans son lit et laisse son nouveau jouet blessé dans un petit lit de poupée au pied du sapin.

L'oncle Drosselmeyer vient lui souhaiter bonne nuit et, comme souvent, entreprend de lui raconter une histoire.

- Tu sais, Marie, ce casse-noisette n'est pas une poupée ordinaire car un jeune homme se cache à l'intérieur :

Il y a longtemps un roi et une reine eurent une fille, la princesse Pirlipat, qui était devenue très laide à cause d'un mauvais sort lancé par le roi des souris. Les souris du château avaient cependant promis que si un jour un homme voulait délivrer la princesse de sa laideur il le pourrait. Il lui faudrait pour cela casser avec les dents une noix très dure et en donner son fruit à manger à la princesse.

Bien des jeunes gens étaient venus pour tenter de délivrer la princesse de ce mauvais coup du sort, mais, au sens littéral, ils s'y étaient tous cassés les dents. Or, un jour, mon neveu, qui avait eu vent de cette histoire, se présenta au château. On lui apporta la fameuse noix très dure et, d'un coup de dent, d'un seul coup de mâchoire, il l'ouvrit et en offrit le fruit à la princesse. Elle croqua cette noix et, comme par enchantement, se transforma en une magnifique jeune fille.

Mon neveu, ébloui par tant de beauté, recula de trois pas pour saluer la princesse, comme il se doit. Faisant cela il marcha malencontreusement sur la queue d'une souris venue assister à la scène. Le roi des souris, furieux de cet incident, lui jeta un sort et le transforma en casse-noisette en bois !

Bien sûr la princesse ne voulut pas d'un casse noisette comme mari, alors on le chassa du château.

- Voilà la triste histoire de mon neveu le casse-noisette. Allez Marie, dors bien et fais de beaux rêves !

L'oncle Drosselmeyer éteignit la lumière, sortit et ferma doucement la porte. Marie commençait à peine à s'endormir. Elle n'arrivait pas à trouver le sommeil et décida d'aller chercher son casse-noisette. Elle se dirigeait vers le salon lorsqu'elle constata qu'il s'y passait des choses un peu bizarres.

Elle ne savait pas exactement ce que c'était, si c'était elle qui rapetissait ou si tout se mettait à grandir autour d'elle. Toujours est-il que bientôt toute une armée de souris, qui semblait descendre du sapin de Noël, vint encercler Casse-Noisette. Le petit bonhomme se leva, appela à l'aide les soldats de bois de Franz et tous les autres jouets qui l'entouraient. Ils se mirent en route tous ensemble contre les souris.

Le roi des souris arriva et fonça directement sur Casse-Noisette. Voyant cela Marie attrapa son chausson, visa rapidement le roi et lança violemment sa pantoufle sur lui. Il tomba à terre, mort ou assommé. Les souris l'emportèrent et se retirèrent toutes du champ de bataille. Casse-Noisette vint vers Marie pour la remercier.

- Tu m'as sauvé la vie ! Je ne sais comment te remercier !

En disant cela, il prenait vie et peu à peu se transformait en un magnifique jeune homme. Marie n'en croyait pas ses yeux.

- Viens avec moi, lui dit-il, je vais t'offrir une belle promenade là où tu n'es encore jamais allée.

Et, comme par magie, les voilà emportés dans un tourbillon de flocons de neige. Dans leur valse folle, ils voyagèrent dans les airs et se retrouvèrent devant la fée Dragée qui leur dit de sa douce voix :

- Ah! vous voilà enfin ! Je vous attendais pour le goûter. Venez vite jusqu'au royaume des gourmandises, au fabuleux pays des friandises.

Le paysage était féerique : les chemins étaient en caramel, les fontaines prodiguaient des jets de grenadine, il y avait des maisons en nougat, des escaliers en biscuit, jusqu'au palais de la fée tout en choux à la crème, se dressant comme une immense pièce montée.

- Comme je suis contente de vous voir, continuait la fée Dragée. Votre voyage s'est bien passé ?

- Oui, répondit Casse-Noisette, mais auparavant nous avons dû affronter l'armée des souris et, sans Marie, je crois bien que je serais mort à l'heure qu'il est.

Marie sourit, fière, d'avoir pu aider ce vaillant et beau garçon qui lui tenait la main.

- Allez, installez-vous, poursuivit la fée Dragée. Vous allez goûter en assistant au plus beau spectacle que l'on puisse vous offrir.

La belle fée conduisit alors les deux enfants vers une table magnifique où se dressait un gigantesque goûter. Elle leur offrit de délicieux et succulents gâteaux accompagnés de boissons fraîches et chaudes dans une vaisselle étincelante.

Puis, d'un coup de baguette magique, elle appela les artistes qui apparaissaient devant les yeux ébahis de Marie. Le premier numéro était celui du Prince Chocolat qui exécuta une danse espagnole endiablée durant laquelle il frappait des pieds pour mieux en souligner le rythme ensorcelant.

Vint ensuite le café d'Arabie qui semblait flotter au dessus du sol comme un doux arôme qui faisait frémir les narines des enfants. Ce fut alors le tour du thé de Chine. Il bouillonnait en tournant comme un manège saluant à chacun de ses tours les enfants en joie.

S'élancèrent alors les courageux et intrépides petits bonbons russes à la menthe qui avaient préparé d'incroyables cascades et culbutes ; enchaînèrent ensuite un groupe de quelques danseuses en massepain qui apportèrent une touche légère et gracieuse à cette folle débandade.

Marie et Casse-Noisette applaudissaient de tout leur cœur. Madame Gingembre vint prendre place sur scène avec une flopée d'enfants tous plus mignons les uns que les autres. Ils se lancèrent dans une époustouflante série de galipettes entrecoupées de rires qui fusaient de toute part.

Dans le calme qui suivit leur départ, une cascade de fleurs en sucre déferla dans la pièce. Elles ouvraient leurs pétales dorés en vagues successives, traversaient la pièce avec grâce et élaboraient d'élégantes compositions avant de se rejoindre toutes ensemble dans un magnifique bouquet final.

Après cette valse de fleurs, la fée Dragée refit son apparition, escortée d'un tout jeune homme. L'élégance et la grâce de leurs silhouettes donnaient à leur danse l'allure d'un tendre tête-à-tête.

- Voilà comment je voudrais être quand je serai grande, se dit Marie en son for intérieur. Et je voudrais que toutes les fêtes soient aussi joyeuses et belles que celle-ci.

Marie descendit de son trône, embrassa la fée Dragée et remercia tous les danseurs. Puis elle prit la main de son prince et tous deux s'éloignèrent vers le futur.

Lorsque Marie ouvrit les yeux, elle était dans son lit. Casse-Noisette, son petit bonhomme en bois, était là, à ses côtés, le mouchoir autour de la tête. Elle le regarda, dénoua le mouchoir et constata que la mâchoire s'était, comme par miracle, réparée. Elle ne savait vraiment plus du tout quoi penser.

On frappa alors à la porte.

- Entrez ! s'écria Marie avec impatience.

Apparurent alors dans l'embrasure de la porte l'oncle Drosselmeyer et son neveu... son neveu en chair et en os... en tout point identique au jeune homme... le Casse-Noisette du rêve de Marie.

D'un pas lent et solennel, il se dirigea vers Marie et lui donna la main afin qu'elle descende de son lit.




Il était une fois, dans un pays très lointain, trois petits loups qui vivaient chez leur Maman.

Un jour, alors que leur mère n'avait vraiment plus de sous, elle les abandonna dans la forêt où ils construisirent une maison en bois très solide.

Cependant, quelques jours plus tard, ils entendirent des pas dans la forêt.

C'était le grand méchant chaperon rouge qui arrivait ; les trois loups fermèrent aussitôt les volets, la porte et la cheminée juste avant que le grand méchant chaperon rouge ne toque à la porte.

- Ouvrez, dit-il avec une grosse voix, sinon je détruis aussitôt votre maison.

Comme les loups ne répondaient pas, il souffla très fort dessus mais les loups, qui étaient très malins, s'en allèrent fabriquer une autre maison cette fois en métal.

Lorsque le grand méchant chaperon rouge les dénicha, il voulait toujours les manger tout crus mais les trois petits loups, puisqu'ils étaient très malins, entrouvrirent la porte et la lui claquèrent au nez lorsqu'il tenta d'entrer. Le grand méchant chaperon rouge fut bien forcé de se rendre à la pharmacie pour recoller son nez.

Des chasseurs passèrent aussi par là ; ils crurent d'abord que cette curieuse maison en métal était abandonnée ; avant de chercher à y entrer, ils toquèrent eux aussi à la porte.

Les trois petits loups avaient peur que ce soit à nouveau le fameux chaperon et leur crièrent :

- Nous ne t'ouvrirons pas la porte puisque tu es le grand méchant chaperon rouge.

- Nous avons des fusils et nous allons perforer la porte si vous ne nous ouvrez pas.

Les trois petits loups comprirent alors que c'étaient des chasseurs et ouvrirent la porte.

A l'intérieur, les chasseurs burent un bon thé chaud avant de repartir.

Peu après la fin de ce goûter, les petits loups entendirent des pas et fermèrent la porte à clé car ils étaient cette fois persuadés que c'était à nouveau le grand méchant chaperon rouge.

Un tel remue-ménage avaient intrigué quatre castors qui vivaient dans cette forêt ; ils s'approchèrent mais sans se faire voir du méchant chaperon ; ils ne toquèrent donc pas à la porte mais au volet de la fenêtre de derrière.

Les loups entendirent les castors et entrouvrirent la fenêtre pour parler tout doucement :

- Comment pouvons-nous vous aider, demandèrent les castors ?

- Grignotez un arbre afin qu'il tombe sur le grand méchant chaperon rouge.

Un sort s'était abattu sur le chaperon qui ne pourrait redevenir gentil que s'il était assommé.

Les castors grignotèrent un arbre (cela alla assez vite puisqu'ils étaient quatre) mais ils évitaient de faire du bruit afin que le méchant chaperon rouge ne remarque rien avant que l'arbre ne tombe.

C'est ainsi que le grand chaperon rouge, une fois remis de son choc, n'était plus du tout méchant et demanda aussitôt aux castors :

- Que puis-je faire pour m'excuser ?

Le grand chaperon à présent gentil ainsi que les quatre castors fabriquèrent une balançoire pour faire plaisir aux trois loups.

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